«Froid mai, chaud juin remplissent les granges jusqu'aux coins»
Peut-être avez-vous constaté un jaunissement inexpliqué (seules les nervures restent vertes) du feuillage de vos rosiers, hortensias, glycines, cognassiers du japon -cas les plus courants-, d'autres plantes sensibles pouvant être atteintes. Probablement il s'agit de la chlorose provoquée par une carence en fer. C'est généralement la présence d'un excès de calcaire dans le sol qui rend la plante malade car le calcaire nuit à la bonne assimilation du fer.
ð Essayez de creuser un trou circulaire autour de vos plantes atteintes et remplissez cette tranchée avec de la tourbe qui grâce à son acidité neutralisera le calcaire. Vous pouvez compléter avec un paillage acidifiant : des écorces de pin, par exemple. Bien entendu vous pouvez trouver des produits de traitement dans le commerce à base de chélates de fer ou de séquestrène. Toutefois vous n'éliminerez pas ainsi le problème de fond.
Si la chlorose persiste, il faut envisager la transplantation dans un sol acide. Quant aux rosiers, demandez à l'achat des sujets greffés sur canina.
A ne pas confondre avec un jaunissement de feuilles (les nervures ne restent pas vertes) suivi d'un flétrissement de la plante : il peut s'agir d'un excès d'eau, problème que nous risquons de rencontrer fréquemment après les pluies abondantes.
Après la scène « Fraîcheur » aux plantes à floraison parfumée nous vous proposons cette fois-ci une scène pour une exposition très chaude, toujours avec des végétaux à floraisons odorantes ou à feuillage aromatique.
Les plantations en plein soleil, en particulier contre les murs orientés plein sud, souffrent beaucoup en été et demandent des arrosages fréquents. En pratique, la même situation peut se présenter devant une haie de conifères où, en plus, il faut déjouer la concurrence racinaire. Les plantes proposées apprécient ce type d'emplacement sans pourtant exiger des arrosages (hors l'année de plantation pour assurer la reprise, bien sûr).
Les végétaux sont complétés par des objet décoratifs du jardin : un cadran solaire sur le mur ou une belle poterie. Ainsi la scène deviendra but d'une promenade de découverte.
Les bulbes qui complètent la composition seront à installer en automne, les iris se plantent en juillet/août. Le Trachelospermum au délicieux parfum de jasmin est à palisser sur un treillage ou à guider sur des fils de fer. Si vous souhaitez une floraison plus printanière, vous pouvez opter pour une clématite « Armandii » qui est également parfumée, le feuillage par contre, est plus grand, moins élégant que celui du Trachelospermum.
Maintenez les lavandes, l'armoise « Powis Castle », le phlomis et les santolines bien taillés en boule pour donner un peu de tenue à la composition.
NB - Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Remarques : si la partie aérienne de l'arbuste gèle, il repoussera de la souche en émettant de nombreux rejets. Evitez de travailler la terre au niveau de ses racines car la moindre blessure les stimule pour la production de rejets.
La Moniliose
Des champignons microscopiques (du genre monilia) peuvent infecter les fleurs et les jeunes rameaux des arbres fruitiers, principalement ceux qui donnent des fruits à noyaux, ainsi que les espèces ornementales de Prunus et de Malus (cerisiers et pommiers décoratifs).
Sur les rameaux, ils entraînent des lésions brunes puis leur dessèchement, les feuilles desséchées en automne ne tombent pas. Quant aux fruits, ils se momifient et restent également fortement attachés aux branches.
Les conditions climatiques humides favorisent le développement de cette maladie, donc actuellement il y a un risque majeur. Luttez avec des traitements fongicides cupriques. Trois interventions dans l'année sont impératives pour enrayer la maladie : en fin d'hiver au moment du gonflement des bourgeons, ensuite immédiatement après la floraison, et au moment de la chute des feuilles en automne.
En outre, il est indispensable de supprimer tous les rameaux atteints et les fruits momifiés ainsi que de ramasser et brûler les feuilles mortes en automne car ils sont tous porteurs de spores du champignon responsable de cette maladie.